Marjolaine Benaïch soutiendra, le samedi 22 novembre 2025 à 14h15, sa thèse de doctorat en Théorie et pratique de l’archéologie, intitulée Pour une archéologie urbaine du “culte impérial”. L’inscription spatiale du dialogue entre les cités d’Italie et le pouvoir impérial et préparée à Sorbonne Université sous la direction de Mme Emmanuelle Rosso, professeure à l’université Sorbonne Université, et de M. François Bérard, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure et directeur d’études à l’EPHE.
Le jury sera composé de :
- M. Patrice Faure, Professeur à l’Université Lyon 3, rapporteur
- Mme Françoise Van Haeperen, Professeure ordinaire à l’Université Catholique de Louvain, rapporteur
- Mme Hélène Dessales, Professeure associée à l’Université de Lausanne
- M. Nicolas Laubry, Maître de conférences HDR à l’Université Paris-Est Créteil
- Mme Isabel Rodà de Llanza, Professeure émérite à l’Universitat Autònoma de Barcelona
- M. John Scheid, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres
- M. François Bérard, Professeur émérite à l’École normale supérieure, directeur d’études à l’ÉPHE, directeur de thèse
- Mme Emmanuelle Rosso, Professeure à Sorbonne Université, directrice de thèse
La soutenance aura lieu le samedi 22 novembre 2025 à 14h15, dans la Salle des Actes de l’Ecole normale supérieure, au 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (escalier A, 1er étage).
Résumé :
Ce travail s’attache à étudier les conditions de l’implantation, dans les villes romaines d’Italie, de ce qu’il est convenu d’appeler le « culte impérial », en s’efforçant non pas de distinguer le culte rendu à l’empereur de simples manifestations honorifiques, mais en interrogeant au contraire l’ensemble des discours que les communautés ont porté sur le pouvoir supérieur du prince. Prenant pour terrain d’observation l’ensemble de l’Italie et portant une attention toute particulière aux villes situées aux alentours de Rome, l’étude s’inscrit dans un temps long, du milieu du Ier siècle av. J.-C. au IVème siècle de notre ère, et entend dépasser l’ancrage julio-claudien adopté par la majorité des études antérieures consacrées au « culte impérial ». La spécificité de ce travail réside en outre dans le choix d’une approche spatiale qui repose sur une étude fine de la topographie urbaine et de l’implantation du « culte impérial » dans le tissu urbain des villes d’Italie, appréhendé au travers de l’architecture, des ornements des édifices dévolus au « culte impérial », et du matériel épigraphique et statuaire qu’ils ont livré. Ces études de cas viennent nourrir une réflexion plus large qui interroge l’inscription et la perception de la célébration impériale dans la ville. L’un des enjeux consiste à mettre à profit l’histoire républicaine et le statut juridique des cités pour comprendre comment elles utilisent le « culte impérial » à des fins identitaires et mémorielles.